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Grâce à l’identification de l’ADN (acide désoxyribonucléique), il est possible d’obtenir l’information génétique d’un individu et de déterminer à la fois son apparence physique et certains traits de personnalité.

La génétique médico-légale se charge de son analyse dans le domaine de la criminologie lorsqu’il s’agit

Crimes d’agression et de meurtre : l’analyse génétique de matériaux biologiques tels que le sperme, la salive, le sang, les excréments, etc… facilite l’identification de la victime et de l’auteur dans une affaire d’enquête criminelle.

Identification des personnes disparues : dans les cas de catastrophes où il n’est pas possible d’identifier les corps, un test ADN est effectué sur les restes trouvés et comparé avec d’éventuels membres de la famille ou des objets ayant appartenu à la victime (brosses à dents ou peignes, par exemple).

Cependant, il y a des cas où le test génétique n’est pas possible. Comme il s’agit de matériel biologique, il doit être prélevé dans les 72 heures suivant l’acte criminel et doit couvrir une quantité minimale. D’autre part, il est possible que l’auteur de l’infraction ait contaminé les preuves pour les invalider. Il faut également tenir compte du fait que le suspect qui n’a pas de casier judiciaire peut refuser de procéder à l’analyse.

L’objectif des tests ADN est de fournir les informations permettant d’incriminer le défendeur lors d’un procès. Toutefois, elle ne constitue pas une preuve définitive. La priorité est donnée à l’identification par des témoins oculaires ou par la victime, par exemple. En outre, il arrive parfois que les preuves génétiques ne correspondent pas au suspect et que celui-ci soit pourtant le coupable. Inversement, il se peut aussi que l’ADN trouvé corresponde au suspect et qu’il soit innocent. C’est le cas des incohérences constatées dans l’affaire de l’Étrangleur de Boston.

Cependant, il existe plusieurs cas dans lesquels le test génétique a été décisif, comme celui du chef cuisinier Mark Dixie, qui a été arrêté uniquement pour avoir troublé l’ordre public, mais lorsque le test a été effectué, on a découvert qu’il avait commis un meurtre à Londres quelques mois auparavant. Ou le cas de Keith Davidson, un violeur reconnu par l’ADN de sa fille qui avait été arrêtée pour un délit.

Méthodologie d’analyse, étape par étape

  1. collecte : tout le matériel biologique pouvant être pertinent est collecté sur la scène de crime.
  2. Triage : chaque échantillon est méticuleusement trié et étiqueté pour le transport au laboratoire.
  3. Chaîne de détention : le personnel qui effectue le transfert des preuves doit être spécialisé dans la préservation du matériel contre d’éventuels agents ou circonstances de contamination.

Et une fois dans le laboratoire, ils procèdent à leur analyse :

  1. Extraction : les échantillons biologiques sont prélevés (salive, ongles, cheveux, sang…) et leur ADN purifié est extrait au moyen d’un réactif.
  2. Amplification : des copies de l’ADN sont synthétisées au moyen d’un thermocycleur afin d’obtenir plus de matière et, par conséquent, de précision.
  3. Comparaison : les échantillons obtenus sont soumis à un calcul statistique avec d’autres profils génétiques identiques de personnes apparentées et non apparentées. Cela élimine le facteur chance.

Pour que le test soit concluant, le résultat de la probabilité doit être supérieur à 99,99 %.